Vendredi 23 octobre 2009 5 23 /10 /Oct /2009 15:15


 

 

dimanche. Cinq avril. Les diamants du supplice

ont rendu leur âme. Noircie par la suffocation

et la plainte terrible. De la terreur

 

demain, à l'heure des sangles, l'eau défendra

les rides. De trop creuser avant l'extinction

foudroyante des débris d'identité. Je brûle

ta carte de séjour, ton permis de conduire

j'enfonce les portes sournoises de la mémoire

où gisent les girations post-opératoires

 

demain, à l'aube du vieux dictaphone. J'écris

les mots de l'antique. Les mots de l'invite

je jouis entre mes doigts. Verbe calleux

et ombres démentes. Voix du véritable mensonge

je sais ignorer trop. De ne pas avoir poser

les bonnes questions. Au bon moment

qu'importe la lumière. Qu'importent les mondes

où l'on se perd. À pieds joints. À mains ceintures

je convulse, impulse et parfume la mort

le cadavre hanté. Des maisons de la tumeur

 

demain, au cadran verrouillé par les larmes

j'atténue la plainte. Vibre les vents, les transhumances

il est de l'oeuvre ce que l'on attend d'elle

je n'attends plus rien. Ni de toi. Ni d'elles

je brise le sceau et polis les murs à l'appel

des nouvelles fondations. Rien de moins

que le cri convoyeur de fonds. À l'abri

des chapelles de l'enfance. Là dans les neiges

dans les pluies de l'hiver. Dans les histoires

que l'on dit sans trop y croire. Sans trop savoir

s'il en est une mince réalité.

 

dimanche cinq avril, la cape noire de l'oiseau

brûlé par la cendre des cigarettes. Par l'absolu

vertige de l'alcool, j'intensifie le vide. Je rallume

les braises des grands charniers. Faits des corps et

des âmes glauques. J'écris pour toi

ce que je n'ai jamais osé te dire.

 

23/10/09

Par LCbeat
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Vendredi 23 octobre 2009 5 23 /10 /Oct /2009 15:13


 

 

Là, en écrivant. Le poème. L'un de ceux

dont on régit la mémoire. Comme la mère

qu'on n'oubliera jamais. Peu à peu

 

là, à raconter. Des histoires. De sales histoires

je confie dans la crasse d'une image

les idéales retrouvailles. Merveilles immondes

toi, tu ne pleures plus. Je fais comme si

tu me lisais encore. Ou est-ce la première fois

des contes pour enfants. Des lumières de bateaux

des îles pleines de mages. De sorcières bienveillantes

des aventuriers de sept ans. Des coffres au trésor

 

là, à me raconter. À m'entretenir. Me chercher

une île où aborder ma reddition. Là, à saccager

mes souvenirs. Remplir mon coffre d'idées de toi

à jouer des tours au présent. Feindre n'accorder

aucun crédit. Aux avenirs faits des illusions

et des mirages. Je pense à la transmigration

des âmes noires. Je joue le rôle du baron

maître servile de mes pensées d'hiver naissant

à ignorer tout du courage de l'oubli. À ne savoir

que rompre, briser et défoncer. Mes exils

mes putains d'exils de baron immortel

 

là, à destiner mes rêves à d'autres que moi

à écrire les poèmes que je suis seul. À ne pas lire

à épuiser mes ressources. À galvauder mes origines

je bois le café fort. De mes pertes de rectitude

j'affronte le froid des deuils. Comme vainqueur

ou perdant. Peu importe. J'hallucine mes regards

là-bas, dans cet immense nulle part. Où ton ombre

se partage le pouvoir avec la mienne

j'ébauche le sourire. Pour ne pas avoir à rire

j'empreinte mes poses au théâtre des suppliciés

des maudits sans tête. Je démolis ce que tu

n'as pas construit. Ma vie comme la tienne

tient dans la main du texte. Que l'on ne lit

que le soir, quand tous dorment enfin. Quand

nous demeurons les sans-nom de l'histoire.

 

22/10/09

Par LCbeat
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Vendredi 23 octobre 2009 5 23 /10 /Oct /2009 15:12




Un vol d'enfance sabordée. J'ai

les ailes qui battent plus vite. Que le coeur

que la vie même. Je regarde les vaisseaux fantômes

qui ne transportent qu'eux. Ces oiseaux morts

de n'avoir pas su vivre. Ces migrants involontaires

de passage. De poussière. Elle ressemble

aux chants funestes. Que l'on dit, tremblant,

plus qu'on ne chante. Dans les chambres froides

dans les taudis de basse saison. À l'heure du défunt

la valse à mille temps. Du Grand Jacques

les étoiles font briller, quelques minutes

les malédictions. Les fourmis du salut

adieu la belle. Putain des mères. Putain de toi

adieu la reine. L'ivre mord la plainte

des enfants du silence. Au silex, j'écrirai

sur les pierres d'avant, les poèmes de maintenant

qui battent misère. Qui illuminent le noir

creusant à l'appel des blessures. Les aurores

crépusculaires. Les parallèles du vide

tu es dans le revers des hivers brûlants

l'écho des jours et des tempêtes

la force du gel. L'angle du mort

une valse à trente ans. Une valse de mouroir


17/10/09

Par LCbeat
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Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /Sep /2009 20:01

 

Matrice blanche,

n'élucide pas les mystères

laisse le granit obscurcir le plancher

des chiens rutilants d'exégèse

elle est d'une littérature l'universalité

de la mémoire, col échancré

pour le passage des trains bondés

de bandits de ruelles, couteaux épais

épaississant l'air et ses reliques

cou offert aux vents du Nord

cul ouvert aux portes des démons amnésiques

je serai le chaman, tu seras la fumée galopante

du feu des mages, on mettra au bûcher

les poésies, broussailles et canevas indémaillables

on noiera les hydres aux cent et sept têtes

qui boivent au caniveau les alcools de demain

poupée translucide acculée aux murs de poussière

je vis de ta mémoire, je vide la mienne

avec les mains de l'écrivain sûr de son insécurité

je loue des barques de somnifères

pensant ainsi bander les plaies et les sexes, cancer

poumons atrophiés, coeur à la débandade luxuriante

l'arrêt en gare prévaut la science des poèmes

si demain existait encore, j'en préfèrerais la veille

les sommeils impossibles, les nuits au couvent

où l'on baise l'asphalte et les kilomètres de pensées

je ne crois en aucun cri, la parole, la langue

sont des armes, blanches, assassines, l'âme chevrotante

de la chèvre puisant dans l'herbe sèche

de quoi subvenir au besoin disharmonique

de ne lire dans le chaos que la cohorte d'êtres morts

je suis la mort, tu es la mort, nous sommes la mort

de tousser des relents incroyables d'étangs miséricordieux

le coeur cesse de battre, les infirmières se réjouissent

sans le dire, d'un lit renouvelable, comme ces romans

dont on tait la fin de ne pas les avoir lus

je ne lis pas entre les lignes des planisphères,

je jette des pierres dans le feu,

dans tous les feux qui brûlent le sable

j'écris ne pas pouvoir me lasser, c'est de toi dont il est question

dans chaque mot, chaque mort, verbes et adjectifs

je m'adoube prince héroïque à la sauvegarde

de tes dernières paroles

 

25/09/09

Par LCbeat
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Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /Sep /2009 19:59


 

 

Des peaux pour dire

l'aube suceuse des courtisanes

l'aura avalée par les pierres médiumniques

j'écris le sorcier et boit l'âme des mages

 

Des peaux pour fuir

les décombres langoureux de la peur

les idées mort-nées, d'avant la guerre

je dis l'amour et les eaux de source

 

Des peaux pour peindre

les crépuscules oisifs dans le sang des murs

les voix à peine entendues dans le sperme de l'homme

je feins l'absence et acclame le silence

 

Des peaux pour cirer

les chaussures neuves de la putain évacuée

les sabots fous du défricheur de terres mornes

j'allume l'éclaire, l'orage et les fondations

 

Des peaux pour murmurer

à l'oreille des enfants volés par l'insomnie

à l'oeil de la femme nue de n'avoir pas vécu

je cris l'absente et les alcools de mauvaise qualité

 

Des peaux pour lisser

les cheveux-sable de la princesse des plages

les caillasses dont on fait les poèmes

j'écris l'amour et ses putains d'amnésie

 

Des peaux pour encrer

les feuilles volatiles, reptiles ailés et fous

les littératures dont on raye ce qui déplait

je fuis le vide pour trouver un vide plus grand

 

Des peaux pour malmener

le corps de l'enfant abruti de ses angoisses

le sexe rose d'une enfant n'ayant connu d'autre père

j'étreins l'oreille et la paupière de toutes les femmes

 

Des peaux pour restreindre

l'attraction des âmes et des croyances sanglantes

l'espace qui marque la ligne terre-air

je me persuade d'être l'identique de mes différences

 

Des peaux enfin

pour écrire chaque jour

le chaos d'idées folles

la cohorte des morts

qui respirent le même air

que moi

 

25/09/09

Par LCbeat
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