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Matrice blanche,
n'élucide pas les mystères
laisse le granit obscurcir le plancher
des chiens rutilants d'exégèse
elle est d'une littérature l'universalité
de la mémoire, col échancré
pour le passage des trains bondés
de bandits de ruelles, couteaux épais
épaississant l'air et ses reliques
cou offert aux vents du Nord
cul ouvert aux portes des démons amnésiques
je serai le chaman, tu seras la fumée galopante
du feu des mages, on mettra au bûcher
les poésies, broussailles et canevas indémaillables
on noiera les hydres aux cent et sept têtes
qui boivent au caniveau les alcools de demain
poupée translucide acculée aux murs de poussière
je vis de ta mémoire, je vide la mienne
avec les mains de l'écrivain sûr de son insécurité
je loue des barques de somnifères
pensant ainsi bander les plaies et les sexes, cancer
poumons atrophiés, coeur à la débandade luxuriante
l'arrêt en gare prévaut la science des poèmes
si demain existait encore, j'en préfèrerais la veille
les sommeils impossibles, les nuits au couvent
où l'on baise l'asphalte et les kilomètres de pensées
je ne crois en aucun cri, la parole, la langue
sont des armes, blanches, assassines, l'âme chevrotante
de la chèvre puisant dans l'herbe sèche
de quoi subvenir au besoin disharmonique
de ne lire dans le chaos que la cohorte d'êtres morts
je suis la mort, tu es la mort, nous sommes la mort
de tousser des relents incroyables d'étangs miséricordieux
le coeur cesse de battre, les infirmières se réjouissent
sans le dire, d'un lit renouvelable, comme ces romans
dont on tait la fin de ne pas les avoir lus
je ne lis pas entre les lignes des planisphères,
je jette des pierres dans le feu,
dans tous les feux qui brûlent le sable
j'écris ne pas pouvoir me lasser, c'est de toi dont il est question
dans chaque mot, chaque mort, verbes et adjectifs
je m'adoube prince héroïque à la sauvegarde
de tes dernières paroles
25/09/09
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A votre place, je prendrais ça comme un compliment
Ils sont terribles vos textes et, disons-le, jouissifs en même temps.
Sont-ils vraiment morbides? ou mort bide?
Puisque j'aime, je lie
J'ai un métier passionnant
J'invente des noeuds, les dénoue, les recommence
Noeudienne, c'est un métier que j'ai inventé
ça ne sert à rien sinon à nouer, dénouer, renouer
Une sorte de jeu mort bide peut-être
Un jeu vivant
Un jeu ou à la fin, on crie échec et brille
je raconte n'importe quoi
Psy echo tics
je préfère ne pas relire
Je vous embrasse
Virtuellement poétiquement bien sûr
je ne suis pas celle que vous croyez et ni vous non plus