Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /Sep /2009 20:01

 

Matrice blanche,

n'élucide pas les mystères

laisse le granit obscurcir le plancher

des chiens rutilants d'exégèse

elle est d'une littérature l'universalité

de la mémoire, col échancré

pour le passage des trains bondés

de bandits de ruelles, couteaux épais

épaississant l'air et ses reliques

cou offert aux vents du Nord

cul ouvert aux portes des démons amnésiques

je serai le chaman, tu seras la fumée galopante

du feu des mages, on mettra au bûcher

les poésies, broussailles et canevas indémaillables

on noiera les hydres aux cent et sept têtes

qui boivent au caniveau les alcools de demain

poupée translucide acculée aux murs de poussière

je vis de ta mémoire, je vide la mienne

avec les mains de l'écrivain sûr de son insécurité

je loue des barques de somnifères

pensant ainsi bander les plaies et les sexes, cancer

poumons atrophiés, coeur à la débandade luxuriante

l'arrêt en gare prévaut la science des poèmes

si demain existait encore, j'en préfèrerais la veille

les sommeils impossibles, les nuits au couvent

où l'on baise l'asphalte et les kilomètres de pensées

je ne crois en aucun cri, la parole, la langue

sont des armes, blanches, assassines, l'âme chevrotante

de la chèvre puisant dans l'herbe sèche

de quoi subvenir au besoin disharmonique

de ne lire dans le chaos que la cohorte d'êtres morts

je suis la mort, tu es la mort, nous sommes la mort

de tousser des relents incroyables d'étangs miséricordieux

le coeur cesse de battre, les infirmières se réjouissent

sans le dire, d'un lit renouvelable, comme ces romans

dont on tait la fin de ne pas les avoir lus

je ne lis pas entre les lignes des planisphères,

je jette des pierres dans le feu,

dans tous les feux qui brûlent le sable

j'écris ne pas pouvoir me lasser, c'est de toi dont il est question

dans chaque mot, chaque mort, verbes et adjectifs

je m'adoube prince héroïque à la sauvegarde

de tes dernières paroles

 

25/09/09

Par LCbeat
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Commentaires

Je me suis demandée longtemps si LC Beat était un homme ou une femme

A votre place, je prendrais ça comme un compliment

Ils sont terribles vos textes et, disons-le, jouissifs en même temps.

Sont-ils vraiment morbides? ou mort bide?

Puisque j'aime, je lie

J'ai un métier passionnant

J'invente des noeuds, les dénoue, les recommence

Noeudienne, c'est un métier que j'ai inventé

ça ne sert à rien sinon à nouer, dénouer, renouer

Une sorte de jeu mort bide peut-être

Un jeu vivant

Un jeu ou à la fin, on crie échec et brille
je raconte n'importe quoi

Psy echo tics

je préfère ne pas relire

Je vous embrasse

Virtuellement poétiquement bien sûr

je ne suis pas celle que vous croyez et ni vous non plus
Commentaire n°1 posté par grou pis grou pis grou le 06/11/2009 à 15h28

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