Partager l'article ! Demain, au cadran verrouillé par les larmes: dimanche. Cinq avril. Les diamants du supplice ...
dimanche. Cinq avril. Les diamants du supplice
ont rendu leur âme. Noircie par la suffocation
et la plainte terrible. De la terreur
demain, à l'heure des sangles, l'eau défendra
les rides. De trop creuser avant l'extinction
foudroyante des débris d'identité. Je brûle
ta carte de séjour, ton permis de conduire
j'enfonce les portes sournoises de la mémoire
où gisent les girations post-opératoires
demain, à l'aube du vieux dictaphone. J'écris
les mots de l'antique. Les mots de l'invite
je jouis entre mes doigts. Verbe calleux
et ombres démentes. Voix du véritable mensonge
je sais ignorer trop. De ne pas avoir poser
les bonnes questions. Au bon moment
qu'importe la lumière. Qu'importent les mondes
où l'on se perd. À pieds joints. À mains ceintures
je convulse, impulse et parfume la mort
le cadavre hanté. Des maisons de la tumeur
demain, au cadran verrouillé par les larmes
j'atténue la plainte. Vibre les vents, les transhumances
il est de l'oeuvre ce que l'on attend d'elle
je n'attends plus rien. Ni de toi. Ni d'elles
je brise le sceau et polis les murs à l'appel
des nouvelles fondations. Rien de moins
que le cri convoyeur de fonds. À l'abri
des chapelles de l'enfance. Là dans les neiges
dans les pluies de l'hiver. Dans les histoires
que l'on dit sans trop y croire. Sans trop savoir
s'il en est une mince réalité.
dimanche cinq avril, la cape noire de l'oiseau
brûlé par la cendre des cigarettes. Par l'absolu
vertige de l'alcool, j'intensifie le vide. Je rallume
les braises des grands charniers. Faits des corps et
des âmes glauques. J'écris pour toi
ce que je n'ai jamais osé te dire.
23/10/09
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