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Là, en écrivant. Le poème. L'un de ceux
dont on régit la mémoire. Comme la mère
qu'on n'oubliera jamais. Peu à peu
là, à raconter. Des histoires. De sales histoires
je confie dans la crasse d'une image
les idéales retrouvailles. Merveilles immondes
toi, tu ne pleures plus. Je fais comme si
tu me lisais encore. Ou est-ce la première fois
des contes pour enfants. Des lumières de bateaux
des îles pleines de mages. De sorcières bienveillantes
des aventuriers de sept ans. Des coffres au trésor
là, à me raconter. À m'entretenir. Me chercher
une île où aborder ma reddition. Là, à saccager
mes souvenirs. Remplir mon coffre d'idées de toi
à jouer des tours au présent. Feindre n'accorder
aucun crédit. Aux avenirs faits des illusions
et des mirages. Je pense à la transmigration
des âmes noires. Je joue le rôle du baron
maître servile de mes pensées d'hiver naissant
à ignorer tout du courage de l'oubli. À ne savoir
que rompre, briser et défoncer. Mes exils
mes putains d'exils de baron immortel
là, à destiner mes rêves à d'autres que moi
à écrire les poèmes que je suis seul. À ne pas lire
à épuiser mes ressources. À galvauder mes origines
je bois le café fort. De mes pertes de rectitude
j'affronte le froid des deuils. Comme vainqueur
ou perdant. Peu importe. J'hallucine mes regards
là-bas, dans cet immense nulle part. Où ton ombre
se partage le pouvoir avec la mienne
j'ébauche le sourire. Pour ne pas avoir à rire
j'empreinte mes poses au théâtre des suppliciés
des maudits sans tête. Je démolis ce que tu
n'as pas construit. Ma vie comme la tienne
tient dans la main du texte. Que l'on ne lit
que le soir, quand tous dorment enfin. Quand
nous demeurons les sans-nom de l'histoire.
22/10/09
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une moitié aime les coupures de rythmes, cette respiration moribonde ou haletante qui rend ce poème testament si troublant
l'autre, plus libérée encore, voudrait qu'on ne lui impose rien d'autres que les mots et le passage des mondes,pour s'accorder à la vibration d'une bouche inarticulée ballotée par la main d'un texte... sans retour à la ligne
Mijo hérétique (con)vaincue
Nota "que l'on ne lit que" (bof bof ) ça fait "empoulé" un peu tâche amha surtout en final ...