Vendredi 23 octobre 2009 5 23 /10 /Oct /2009 15:13


 

 

Là, en écrivant. Le poème. L'un de ceux

dont on régit la mémoire. Comme la mère

qu'on n'oubliera jamais. Peu à peu

 

là, à raconter. Des histoires. De sales histoires

je confie dans la crasse d'une image

les idéales retrouvailles. Merveilles immondes

toi, tu ne pleures plus. Je fais comme si

tu me lisais encore. Ou est-ce la première fois

des contes pour enfants. Des lumières de bateaux

des îles pleines de mages. De sorcières bienveillantes

des aventuriers de sept ans. Des coffres au trésor

 

là, à me raconter. À m'entretenir. Me chercher

une île où aborder ma reddition. Là, à saccager

mes souvenirs. Remplir mon coffre d'idées de toi

à jouer des tours au présent. Feindre n'accorder

aucun crédit. Aux avenirs faits des illusions

et des mirages. Je pense à la transmigration

des âmes noires. Je joue le rôle du baron

maître servile de mes pensées d'hiver naissant

à ignorer tout du courage de l'oubli. À ne savoir

que rompre, briser et défoncer. Mes exils

mes putains d'exils de baron immortel

 

là, à destiner mes rêves à d'autres que moi

à écrire les poèmes que je suis seul. À ne pas lire

à épuiser mes ressources. À galvauder mes origines

je bois le café fort. De mes pertes de rectitude

j'affronte le froid des deuils. Comme vainqueur

ou perdant. Peu importe. J'hallucine mes regards

là-bas, dans cet immense nulle part. Où ton ombre

se partage le pouvoir avec la mienne

j'ébauche le sourire. Pour ne pas avoir à rire

j'empreinte mes poses au théâtre des suppliciés

des maudits sans tête. Je démolis ce que tu

n'as pas construit. Ma vie comme la tienne

tient dans la main du texte. Que l'on ne lit

que le soir, quand tous dorment enfin. Quand

nous demeurons les sans-nom de l'histoire.

 

22/10/09

Par LCbeat
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Commentaires

je suis coupée en deux ! merci ! une c'est déjà difficile à supporter alors deux...

une moitié aime les coupures de rythmes, cette respiration moribonde ou haletante qui rend ce poème testament si troublant

l'autre, plus libérée encore, voudrait qu'on ne lui impose rien d'autres que les mots et le passage des mondes,pour s'accorder à la vibration d'une bouche inarticulée ballotée par la main d'un texte... sans retour à la ligne

Mijo hérétique (con)vaincue

Nota "que l'on ne lit que" (bof bof ) ça fait "empoulé" un peu tâche amha surtout en final ...
Commentaire n°1 posté par Mijo le 23/10/2009 à 19h07

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